Une aventure à quatre mains, où texte et peintures se rencontrent. Dans un autre espace que l’exposition et le livre, elle se déploie ici dans une lecture-spectacle où un comédien et un musicien complices viennent se joindre au bal.
Dans un monologue à la fois grave et ludique, Zéno Bianu convoque le peintre Soutine pour une danse des mots,
des couleurs et des sens. Et questionne l'acte de peindre dans ses racines les plus profondes.
Projetées sur scène, les peintures de Marc Feld, filmées, parcourues jusque dans leurs plus secrets détails par Jean-Jacques Nguyen, ainsi que les gestes du peintre au travail, répondent à ce texte et prolongent l’interrogation.
La peinture tente de saisir l’insaisissable, l’improbable mouvement des choses, la matière secrète du langage.
En échos sonores aux vibrations de la peinture et à l’incantation des mots lus par Sylvain Thirolle et Marc Feld, Jean-Jacques
Franchin avec son accordéon (magnifique de même que Sylvain Thirolle, dans L’Homme qui penche la saison dernière),
tisse une passerelle sensible, où la parole de l’acteur et la matière des oeuvres peintes se rejoignent.