Saison 2010
Théâtre
Les Fourberies de Scapin
Adoubé par les plus grandes scènes internationales et leurs publics pour ses remarquables mises en scène du répertoire (Shakespeare, Cervantès, Brecht, Garcia Lorca...)...
Rencontrer Molière concrétise un besoin d’explorer la farce, l’efficacité du jeu masqué, les codes de jeu issus de la tradition populaire italienne, et de la commedia dell’arte ainsi que les ressorts comiques proposés par cet auteur. » Pour sa première incursion dans les classiques français, ce Colombien prodige a frappé fort, et juste : sa version de Scapin est un feu d’artifice de couleurs, d’extravagances et de facéties. Un détonant mélange de genres et d’époques aussi stupéfiant que jouissif, qui donne à comprendre dans le texte et dans un rythme d’enfer les rouages de l’intrigue et roueries de ses protagonistes.
Scapin, tel un époustouflant manipulateur, charismatique et habile maître de cérémonies n’est pas sans évoquer certains qui usent de petits arrangements de ce monde. As de l’astuce, des bons plans et autres petits coups, il résout tous les problèmes […] et passe entre les mailles de tous les filets…
Autour du juke-box d’un saloon de carton-pâte, neuf joyeux drilles aux dégaines improbables, fausses barbes, fausses dents, oreilles décollées et outrageusement grimés, tombent un à un les masques de leurs personnages et de gags en gags rendent cette gigantesque farce tout simplement irrésistible.
Musiques et chants s’accordent à la folle énergie de ces comédiens au talent aiguisé, au rythme trépidant et cruel de la farce, la fraîcheur débridée de l’improvisation, la satire mordante et tordante de la décadence moderne, au service d’une fable à l’efficacité redoutable où le valet règne en maître.
Une magistrale démonstration que le théâtre peut être populaire, festif et intelligent à la fois.
|
Revue de presseOmar Porras est comme Scapin : au seul service de son imagination. Et ses stratagèmes, ici activés par d’étonnants comédiens, ont valeur de sésame. Tribune de Genève
Un coup de maître (qui) permet au facétieux metteur en scène colombien et ses complices du Teatro Malandro d’affirmer la puissance du masque, du corps et de la voix dans un théâtre étranger à toute dimension psychologique. Le Progrès Evénements liés |

